Poème pour Dreux

Poème du concert du 23 mars 2012, en souvenir du bon temps passé à Dreux.
« A ces amis que l’on espère retrouver »

Vivre à Dreux,
Pour ne pas être seule,
J’y avais pensé.
Main dans la main,
Mainvilliers non loin
Les mains liées,
Les peupliers.
Les saules qui pleurent,
Pour que l’amour de Dreux ne meurt.
Ni Troyes, ni Settes, ni Blois,
N’ont ce manège et ce Beffroi
Sans froid, ni effroi
La ballade des gens de Dreux
Mèneraient à Nogent-le-Roi,
En passant par le Rotrou,
Pour clore le tout,
Je crois en nous.
Je crois en nous Dreux
Gloire à Dreux,
Au plus haut des lieux,

Liz Van Deuq
Correction et ajout le 26 mars 2012

 

Félicia Tremblay : Le Paradis des fous

Aside

Depuis Orléans, j’entends des voix ou plutôt une voix : celle du Paradis des Fous, premier album de Félicia Tremblay, une amie rencontrée au Grand 8, l’an passé. Dans ce coin de paradis sonore, guitares, claviers et batteries aux échos réverbérants mèneraient tout droit à une voix incontournable et pénétrante : celle de Félicia. Ici Dieu est une femme, au grain soigneusement saturé comme pour vous toucher. Dieu est belle, rebelle. Et de ces dernières illuminations, il en est devenue blonde.

Le mariage F. Tremblay / Daran donnerait-il naissance à un album fantastique. Le charme, fou et fantaisiste de Félicia. Le savoir-faire établi de Daran, désormais québécois (comme on l’envi). Un petit Jésus en culotte de velour, en somme.

Mais pour ce 2 avril, date de sortie de l’album, c’est encore cette saloperie de bras de mer de 5758 km qui me sépare du Paradis des Fous. À m’en ramener les pieds sur terre pendant que Skype n’y peut rien. Me reste en tête, cette voix des anges, des cupidons en MP3 et puis Dreux en qui je crois et en où je suis le 23 mars prochain. Puisse-t-il me donner quelques réminiscences de ces rencontres Grand 8ième dignes d’un 7ième ciel. C’est à peu près là où doit se trouver ce Paradis des fous.

premier album en préparation : 2012

Pour nous aider dans ce projet d’album, une pré-vente est mise en place. Si vous le souhaitez, envoyez nous un chèque de 11 € à l’ordre de « Association Liz et Compagnie » à l’adresse suivante :

Association Liz et Compagnie
6, avenue Edmond Michelet
45 100 ORLÉANS

- Préciser bien votre adresse. Nous vous mettrons un disque de côté avant la sortie officielle, puis nous vous l’enverrons.

Réalisé avec Bastien Lucas et Régis Savigny, ce premier véritable opus a été enregistré à Orléans/Saint-Jean-le-Blanc, au studio Niyma (Térence Briand). Habituellement seule sur scène, pour ce disque, j’ai convié plusieurs musiciens ; Régis Savigny (guitares et basses), les batteries de Florent Savigny, les percussions d’Amélie Chambinaud. Auxquels s’ajoutent Yassine Marrouch au human beat box, Benjamin Steffan à la clarinette, Julie Bonnafont au violon, Anne-Laure Py au violoncelle et Antoine Ménagé à la contrebasse.  Les prises de son instrumentales sont faites. On peut vous promettre un album multicolore. Les arrangements sont signés Bastien Lucas, Régis Savigny et Liz Van Deuq.

Je veux remercier ceux qui ont déjà acheté cet album en pré-vente, cette aide nous est précieuse. Merci pour leur confiance. Merci pour les professionnels qui nous accompagnent. Je peux aussi annoncer la présence du logo « fondation crédit mutuel » sur l’objet, qui a accordé son soutien à mon projet. Egalement celui du programme « Envi d’Agir », et du Pôle régional de la chanson en région Centre.

Presque Oui

Nom : « Oui »
Prénom : « Presque »
Signes distinctifs : Le nom « Oui » désigne, en réalité, le Lillois Thibaud Defever auteur, compositeur, guitariste et interprète de ses textes.
Album : « Ma bande originale » ; coup de cœur chanson 2011 de l’académie Charles Cros. S’en sont suivi des diffusions FIP, des concerts – dont un passage au Franco de Montréal et j’en passe.

On aurait eu envie d’écrire « Mi-clos » ou « J’étais vieux » avant qu’il ne le fasse, mais il faut bien rendre à César ce qui appartient à « Oui ». Et si « Presque » était prétentieux, inaccessible ou fuyant, pour toutes discussions avec ceux (celles) qui viennent le complimenter et/ou se renseigner sur le parcours du combattant pour qui-veut-construire-un-album, il y aurait là de quoi égayer le critique cherchant la faille. Mais non, monsieur « Oui » est doué, ouvert et avenant (un gars du nord, quoi). Donc rien à dire de négatif et certainement pas sur son dernier album « ma bande originale ». Pardonnez la vulgarité de mon propos, mais « P*#t°n » ce que la chanson française est bonne ; écrite et jouée comme ça !

Bref, avec « Presque », nous avons aussi discuté du Nord (59). Je prenais des nouvelles de la région qui a vu naître mon nom (tout le monde ne s’appelle pas Oui). Presque m’a aussi convaincu de l’intérêt de travailler avec un éditeur sérieux lorsque l’on est auteur-compositeur souhaitant sortir un album.

Je recommande de jeter un œil à « Mi-Clos » de Presque Oui.

http://www.presqueoui.fr/photos-videos.html

Après avoir vu cette vidéo, vous pouvez continuer de lire (ou pas) le passage suivant :

- Mi-clos : Le frisson me vient dès la phrase « cette auréole sur le mûr, on dirait la France vu d’en haut ». Pour la version live, le frisson démarre bien avant ; dès la fin de l’intro.

- J’étais vieux : le frisson vient dès « cheveux blanc », juste avant l’entrée du violoncelle pour rester jusqu’à la fin de la chanson.

L’année prochaine, Presque Oui joue partout. Prenez-moi une place, si c’est en région Centre, je vous accompagnerai. Merci d’avance. Merci à Céline Pruvost pour m’avoir fait découvrir Presque Oui.

« Moi, si j’étais un homme » – Diane Tell

Rares sont les chansons populaires qui ont la complexité d’une grille de jazz ou d’une partition classique avec l’exigence qu’elles impliquent. Hors, « Moi, si j’étais un homme » interprétée par Diane Tell en 80, fait parti de ces tubes planétaires qui ont dû laissé quelques musiciens voulant reprendre cette chanson, en rade. Ce n’est pas une simple chanson avec un immense succès. C’est un petit bijou à la texture musicale complexe, bien faite et qui, par conséquent, fait que l’auditeur ne peut pas se lasser de cette chanson aussi facilement que d’une autre chanson à succès qui aurait un squelette d’accords trop simple et donc usant. J’ai passé une bonne soirée à repiquer la grille. Pour parler technique : l’intro est en Mi bémol Majeur pour terminer en Si m, tonalité peu logique mais qui n’a pas le choix de suivre une mélodie qui oscille entre majeur et mineur, à la fois lumineuse et mystérieuse. Par la suite, ça se complique encore un peu plus. Le couplet est en Fa m et le refrain en Mi b M. Et pour le pianiste qui accompagne ; ça change toute le temps à l’intérieur des mesures ! Je passerai trop de temps à décrire les accords. Donc simplement : bon courage pour les amateurs.

Quant à la mélodie, si vous n’avez pas compris le précédent chapitre, pour se rendre compte de sa complexité ; 1) écouter la chanson 2) sans accompagnement, essayer de la chanter à votre tour avec les modulations. Vous me direz si le résultat est le même que celui de Diane Tell. « Moi si j’étais un homme » aux allures pop mais à l’exigence jazz est sorti en 1980, donc. Toujours en français, le dernier album de Diane Tell est ;  je vous le donne en mille – jazz. Normal, en fait.

Ce mardi, c’est devant le public de Diane Tell que j’aurai la chance de me produire, à Avoine dans l’Indre-et-Loire (complet d’ailleurs).

ça va être le fun !

PS : pour résumer, j’aime beaucoup Diane Tell et cette chanson.

tournée québécoise

 

nico lamas - félicia tremblay - alice dézailes - joëlle saint-pierre - alex thériault

set-list du spectacle

 

Montréal - 5ième salle - photo : http://oceanwaveradio.com

le grand huit avec gaetan essiambre (guitariste) et françois guy (directeur artistique)

 

 

celine pruvost

marie-philippe bergeron - photo : alain lauzier

nico lamas - photo : alain lauzier

 

répétition à grande-vallée - québec

Constance Verluca : « Adieu Pony »

Quand le rose est trop mauve, quand la vie devient ultra généreuse, que la chance vous sourit à pleine bouche, que les amis sont trop fidèles ou que les ex se font si vite oubliés, rien de tel qu’un bon vieux « C’est le moment de mourir » de Constance Verluca, refrain issu de son album « Adieu Pony », un éloge en 12 titres au monde tel qu’il est, une fois dégagée de la naïveté qu’on lui prêterait si l’on était heureux. Tout cela est à prendre au second degrés, tout comme cet album au teint bonbon-blues-rock. De « Tu es laide » à « C’est faux », en passant par « Majeure » ou « Je simule », l’auteure s’amuse à révéler les aspects parfois vicieux de la gente féminine sur son entourage. Que ce soit, ses amis d’enfance, les copains de son père ou bien l’attitude peste avec ses anciens petits copains qu’elle voudrait plus nostalgiques de sa relation avec elle. 2007, bon cru chanson, au moins pour ce disque. Constamment décalée, Constance est drôle.
À écouter également, la reprise de Constance Verluca de la chanson de Jeannette, « Pourquoi tu vis » sur un air de « Porque te vas », diffusée sur France Inter, au Fou du Roi. La version française, a une signification très distante de la version espagnole. Accompagnée au piano par Franck Gélibert.

Tournée au Québec avec le Grand 8

le "grand huit 2011" à Montréal

Le Grand 8 franco-Québécois est une création éphémère réalisée avec un collectif d’auteurs-compositeurs-interprètes québécois et français. Chacun des 8 artistes propose des chansons de son répertoire qu’il interprète, accompagné par les autres participants. Le tout dans un spectacle créé en une semaine. Pour cette dernière édition du Grand 8, ce spectacle a été joué 7 fois dans tout le Québec en juillet. Et j’en faisais partie.

Je me souviens

- d’Alice Dézailes, en ouverture, donnant le nom de chacun de nous avant nos chansons. Le regard déterminé, interprétant les pères de la chanson française.
- d’Alex Thériault, guitare en main, harmonica en bouche. Ses raz-de-marée de filles dans ses textes.
- de Céline Pruvost, à la plume étincelante et amusée. Une basse pour le groupe et une voix à suivre, aux mots justes, drôles ou sensibles. Les rires sur « A Moitié ».
- de Joëlle Saint-Pierre. De ses mélodies et son intuition musicale précieuse. À lui envier son piano inventif et ses arrangements singuliers. Nos voix sur ses « 100 pas ».
- de Nico Lamas. De son énergie planante, affolée et libre. De ses carrures imprévisibles sur ses « amours de trottoirs ».
- de Félicia Tremblay. Sa rigueur élastique et son ton rock écorché, son langage imagé. A ses desseins aussi.
- de Marie-Philippe Bergeron. Sa malice qui sait attirer les regards et les oreilles du Québec et du Nouveau-Brunswick sur les cordes raides de sa guitare.

Je me souviens de Gaëtan Essiambre. Sa direction musicale équilibrée, efficace, haussant le ton à bon escient. Et de François Guy, à qui rien n’échappe. Ses encouragements, sa philosophie, son tacte. Du village en chanson, des chansonneurs québécois, du saumon, des bélugas, des traversiers.

Je me souviens de la francophonie.
Je me souviendrai de vous, les amis.

Jeanne Garraud : chanteuse / pianiste

La Lyonnaise Jeanne Garraud dépoussière la chanson française grâce à une mise en scène audacieuse.

Mettons-nous à la place d’un auteur-compositeur-interprète ; Dans ses chansons, il peut craindre de ne pas être compris de tous ; lors de la mise en musique du texte notamment. La quête de poésie peut perdre les spectateurs dans l’abstraction. Syndrôme « j’adore sa musique, mais je comprends pas ce qu’il dit ». Trop d’abstraction tue la compréhension.

Alors pour éviter toute incompréhension, Jeanne Garraud a recours à une mise en scène efficace et originale. Elle explique en temps réel chaque image de sa chanson. Alternant strophes en musique au piano et mise-à-plat pédagogique amusicale et amusante. Le jeu est comique : une strophe = une explication. La chanteuse ne s’interdit rien. La musique s’interrompt au profit de l’accessibilité de l’artiste. Il fallait oser.

Mise en scène époustouflante.
À voir. À écouter. Applaudir.
www.jeannegarraud.org

Jeanne Garraud était en concert à Saint-Jean-de-la-Ruelle le 18 février 2011.

« Le Grand 8″ en France

 

En mars dernier, 4 artistes québécois et 4 artistes français ont réalisé un spectacle éphémère pour l’opération du Grand Huit 2011. Alex Thériault, Alice Dézailes, Myëlle, Felicia, Marie-Philippe Bergeron, Céline Pruvost, Nico Lamas, et moi avons mélangé nos répertoires pour que les uns reprennent les chansons des autres. « Les Iles » et « Anna-Liz » ont changé de vie.

- 10 mars 2011 : Minotaure de Vendôme (41)
- 12 mars 2011 : Pleïade de la Riche (37)
- 15 mars : Boîte à Musique d’Issoudun (36)
- 17 mars : Atelier à Spectacle de Vernouillet (28)

La mise en scène était préparée par Fred Radix.