Tous ces beaux joujoux

C’est un peu comme si mes aieux m’avaient rattrapé la manche,
Chuchotant ferme les yeux
Et sens comme l’air devient rance
Ta maison brûle à petit feu c’est ton essence
Qui crame sous ton nez
Et ce depuis ta naissance
Tu n’as que 30 ans
Pour changer de romance

Tous ces beaux joujous que tu vois en rêves
Mieux vaut les décommander
À se demander mais quand viendra la trêve
De tout ce que tu as entassé
Mais que vas-tu garder ?

C’est un peu comme si mes aïeux s’apprêtaient à scier la branche
Que toi et tes fleurs bleus
Ont fait pousser pour ta descendance
Décore donc ton sapin
Tant qu’il existe l’arborescence
Mais un beau matin
Pourrait finir l’insouciance

Tous ces trop beaux jours où disparaît la grève
Tu n’as pas encore tout gâté
La mer est à boire quand le soleil nous crève
À petit coup de sablier
Mais que pourrons-nous garder ?

C’est un peu comme si mes aïeux avaient shooté dans mon innocence
Le grand Nord n’est plus,
Voici pour ta conscience
Écoute car c’est en moi
Qu’infuse la science
Plus de voitures,
Il faut que tu avances
Ni de bateau,
Il faut que tu avances
Encore moins d’avions,
Il faut que tu avances
Autrement,
Car si dehors, il ne fait plus si froid,

Paroles et musique : Liz van Deuq